Wayne Fischer

 

 

 

Wayne Fischer (né en 1953 à Milwaukee, USA) aime les commencements et les métamorphoses du vivant. « Je souhaite montrer la force et la dignité des formes sensuelles, porteuses de vie, de la même manière que nos ancêtres sentaient leur importance primordiale il y a plus de vingt mille ans. Les formes que je préfère dans la nature sont celles des débuts de vie », affirme le céramiste amateur de fossiles. Passionné de physique et d’astronomie qu’il a étudiées entre 1972 et 1978 parallèlement à des études d’art à l’Université de Wisconsin, l’Américain s’est installé à Paris en 1986, avant de rejoindre le Var six ans plus tard. Wayne Fischer y a développé une technique particulière de céramique à double paroi, « pour accentuer la relation intérieure-extérieure ». Il y a trouvé aussi « une façon de travailler la porcelaine en grand format, avec beaucoup moins de problèmes de fissure dans le séchage et la cuisson. J’ajoute la chamotte de porcelaine, le sable de silice de Fontainebleau, la fibre de papier et la fibre de lin. Cela aide surtout pour les joints, qui ne se voient pas ». Plusieurs pièces de Wayne Fischer, qui enseigne depuis cinq ans au Centre national de formation aux métiers de la céramique (CNIFOP) à Saint-Amand, figurent dans des collections publiques américaines et aux Arts Décoratifs à Paris. L’une d’elle, un grand Vase en porcelaine émaillée fait à la plaque (1997), évoque une graine en train de germer. Le mythe des commencements, toujours.

 

 

 

Oeuvre Métamorphose

 

 L’oeuvre de porcelaine suggère la vie qui palpite. La texture aux fines craquelures évoque l’épiderme humain, veines et muscles saillants sous la peau. Ou les courbes organiques d’une matrice. « La pièce est volontairement abstraite afin de pouvoir laisser libre cours à une multitude d’interprétations. Entre abstraction et figuration, l’imagination peut créer les images rêvées les plus fortes », confie le céramiste Wayne Fischer. Métamorphose a été tournée en trois morceaux, deux formant l’extérieur et une autre l’intérieur. « La pièce est en double paroi. La paroi extérieure a été poussée et déformée de l’intérieur pour lui

 

donner de la vie », précise le céramiste. Une fois biscuitée, ses formes (creux et bosses) sont accentuées en projetant plusieurs nuances de couleurs à l’aérographe, avant de recevoir un émail transparent qui sort brillant après une cuisson à 1250 degrés. « Après la cuisson j’ai sablé la pièce afin d’obtenir une surface mate qui garde la transparence d’un émail brillant. Les gradations des couleurs, l’épaisseur de l’émail, ainsi que la diffusion de la lumière sur la surface accentuée par le sable donnent une illusion optique de profondeur ». Fasciné par les origines de la vie, Wayne Fischer essaie de « transcrire la sensualité du toucher dans la forme ». Son Origine du monde en céramique est une ode aux courbes féminines et à la fécondité. « J’essaie d’exprimer dans mes pièces l’énergie de la vie qui se terre », dit-il.

 

 




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